Bien-être en entreprise | CreaMensa : Agence conseil en bien-être en entreprise - Région nord, Lille & France entière

Un témoignage dans la Voix du Nord - Région

"Il faut changer le management"

Dominique, 37à ans, est responsable commercial dans l'une des grandes entreprises de la région, à la tête d'une équipe d'une vingtaine de personnes. Il a décidé, il y a deux ans, de faire appel à un cabinet privé pour apporter du « bien-être » dans l'entreprise. ...

Il a accepté de témoigner, de façon anonyme : « Je fais un vrai parallèle entre le cas de France Télécom et mon entreprise, également en pleine mutation. Je suis arrivé à mon poste en 2003, en charge d'une équipe d'une vingtaine de personnes et de trois cadres. La moyenne d'âge est de 45-50 ans. La difficulté de cette population est d'assurer et d'assumer l'accélération des process. Quand je suis arrivé, l'état d'esprit était tendu, les gens psychologiquement très fragiles, beaucoup étaient sousmédicaments.

Pendant deux ans, nous avons travaillé avec une société de "bien-être en entreprise" (CréaMensa, basée à la Madeleine). Cela a été un travail de longue haleine, d'abord pendant plusieurs mois entre les cadres puis avec l'équipe. Il y a eu différents axes : de la remise en cause pour moi, des jeux de connaissance avec mon équipe puis de la sophrologie, des journées passées à l'extérieur. Le résultat ? Un changement radical. Aujourd'hui, l'absentéisme a chuté. Les gens s'impliquent, travaillent en riant. Quand on prend soin de l'état psychologique des gens, naturellement, il y a une reconnaissance. Ce sont souvent des choses toutes bêtes. Un exemple ? Nous organisons désormais tous les mois une réunion de 20 minutes pour laquelle la règle est de ne parler que de choses positives. En gros, on se félicite. Cela paraît dingue mais quand on sort, on est regonflé à bloc. »

Démarche gagnant-gagnant

« Aujourd'hui, je dois réduire mon effectif de 30 % avec la même charge de travail. Toute l'équipe est prête à faire un peu plus en réfléchissant à une réorganisation. Clairement, si on n'avait pas entamé cette démarche de "bien-être", les gens seraient en arrêt maladie, ils n'auraient pas tenu. Je ne vois pas ça comme une façon d'en demander plus. C'est du gagnant-gagnant. Moi, je gagne en productivité et mes collaborateurs ne viennent pas avec des pieds de plomb au travail, ce qui a des impacts sur leur vie privée.

Aujourd'hui, je suis convaincu de l'importance de ces démarches alors qu'on tire beaucoup sur les ficelles en entreprise, dans un contexte tendu. Les gens sont très sollicités. Si on ne s'en occupe pas, ils ne suivent pas. »